A Lille LILLE. — U.S. Quevilly bat U.S. Suisse, 4 à 1. Le match fut intéressant de bout en bout et il fallut une prolongation pour qu’un vainqueur fut désigné. A vrai dire, les meilleurs techniciens ont dû s’incliner, faute de compter parmi leurs avants des réalisateurs capables de concrétiser l’avantage territorial que s’assurait l’équipe. Les Suisses ont été battus par leur faute. Ils se sont révélés d’une inefficacité rare et ils eurent au cours du match de nombreuses occasions de traduire, ils n’en profitèrent point.
Dès le départ les Suisses attaquent. Leplatinier tout seul envoie à côté. Les offensives de Quevilly sont mordantes, mais les Suisses maintiennent le jeu dans le camp adverse et ratent tout ce qu’ils veulent, se faisant boucler invraisemblablement par les Quevillais. Au repos rien n’est marqué.
A la reprise, chaque capitaine reçoit une superbe gerbe de fleurs aux couleurs blanc et rouge, offertes par l’A.L. La partie reprend, et sa physionomie ne change guère. Pourtant, à la 14e minute les Suisses ouvrent le score par Leplatinier, qui shote sur Groult, lequel fait dévier la balle dans son but. Quevilly, un instant abattu, réagit: sur un centre de Deams, la balle va à Fagris, qui égalise. Le jeu s’anime de nouveau, et les deux équipes s’emploient à fond sans parvenir à marquer. Au coup de sifflet final le score est inchangé. Une prolongation est nécessaire.
La prolongation débute mal pour les Suisses. Les Quevillais marquent un but, puis un deuxième. Désemparés par ce revers du sort, les Helvètes se découragent et n’opposent plus qu’une faible résistance aux assauts des Canaris, qui ajoutent encore un but à leur marque. — A. Messelin.